lundi 29 décembre 2014

Loches - Poitiers, via Descartes et Châtellerault - 65k (section entre Châtellerault et Poitiers en train) -- traversée de la Creuze, puis de la Vienne

Réveil relativement tardif ce matin, 8 heures, si bien que je me mets en route vers 10 heures seulement. Compte tenu de la longueur de l'étape et de la présence d'une gare à Châtellerault, j'envisage un instant de prendre le train pour effectuer le dernier tiers de l'étape, mais je chasse bien vite cette idée, non j'accomplirai l'ensemble de l'étape à vélo. Enfin, nous verrons en fonction de mon état de forme lorsque je serai à Châtellerault.

Le température est inférieure à zéro, et il me faut faire des efforts continus et limiter les pauses afin de ne pas me refroidir. L'eau de mon bidon que j'ai oublié de retirer de mon vélo la veille a gelé pendant la nuit -- il est vraisemblable qu'elle ne deviendra pas liquide pendant la durée de l'étape. Il faudra que je compte sur mon unique autre bidon pour étancher ma soif.

Je commence par grimper une côte sévère pour sortir de Loches, ce qui me donne la possibilité de jeter un dernier coup d'oeil au donjon qui se dresse fièrement sur la citadelle. Le GPS me fait faire un léger détour par le nord-ouest de la ville, afin d'attraper aux environs de Mouzay une piste cyclable de rase campagne. Autour de moi, la campagne est blanche de givre, et il fait froid, froid, froid.

Sur ma route, je croise quelques fermes isolées, comme à La Davière. La première localité d'importance que je rencontre est Descartes, dont les fumées de la zone industrielle (complexe de la papeterie) s'élèvent dans les airs. Je traverse le pont lancé au-dessus de La Creuse. Puis je traverse la Vienne, une première fois à Dangé-Saint-Romain.

A mesure que je m'approche de Châtellerault, je consulte ma montre et constate qu'il est presque 16 heures. Compte tenu du fait que l'après-midi est déjà fort avancé, je me ravise et pense ne pas pouvoir faire les 40k qui me restent à parcourir jusque Poitiers, et décide de profiter de la possibilité de relier Châtellerault à Poitiers en train. Je consulte les horaires sur mon portable -- un train est annoncé pour 16h.53. Je profiterai du temps qui me reste pour jeter un coup d'oeil rapide au centre de la ville, prendre un verre dans un troquet jouxtant la gare. Là, je rencontre une bande de joueurs de cartes qui mettent une chaude ambiance dans le bar face à la gare !

Je me présente à 16h.30 à la gare, pour apprendre que le train que je comptais prendre est supprimé et ramplacé par un car. Cela ne fait pas mes affaires, il faudra que j'attende le prochain train, à 17h.16. Je prends mon mal en patience et fais le dos rond pour supporter le froid alors que j'attends sur le quai de la gare de Châtellerault.

Arrivé dans la capitale du Poitou, je règle mon GPS afin de trouver mon hôtel facilement. Il m'envoie dans le dédale des rues de la vieille ville. Je finis par trouver mon hôtel sans trop d'encombres. Quel plaisir de pouvoir prendre une bonne douche bien chaude, avant d'aller déguster une délicieuse pizza dans un restaurant non loin de là.

Citadelle de Loches

Mouzay

Piste cyclable de campagne au niveau de Mouzay

Route menant à la Ferme de la Durellière

L'entrée dramatique de la ferme de La Durellière


Nouvelle pause à Descartes


Fumées de la papeterie de Descartes


La Creuse vue du pont reliant Descartes à Buxeuil


La Vienne depuis le pont de Dangé-Saint-Romain



Dangé-Saint-Romain

Viaduc ferrovière aval de Châtellerault au-dessus de la Vienne, et sa piste cyclable



Les quatre buildings identiques de la rue Jean-Jaurès de Châtellerault

Les joies du patin à glace dans le centre-ville






Les joyeux joueurs de cartes de Châtellerault

A la pizzeria "Le Magenta" de Poitiers



dimanche 28 décembre 2014

Chambord - Blois - Loches (95k) : entre Loire et Cher, châteaux et vignobles de Touraine / Val de Loire

Je commence la journée en refaisant l'exact inverse de l'itinéraire que j'ai suivi la veille entre Blois et Chambord. Cette fois, je pars du château que, tout de même, j'ai pris le temps d'admirer, pour atteindre Blois dont je peux observer la belle ligne d'horizon depuis la rive opposée de la Loire. Je croise sur mon chemin un escadron de chasseurs qui quadrillent un bosquet : tandis que les uns poussent des cris pour rabattre le gibier, sans doute un ou plusieurs sangliers, les autres l'attendent dans la direction opposée, de l'autre côté de la route, les fusils chargés. Je passe en vélo entre les rabatteurs dont j'entends les cris toujours plus furieux et les tireurs, gloups, pourvu que le sanglier ne déboule pas au moment précis où je passe... Heureusement, il n'en est rien. Par contre, après mon passage, j'entends des cris et aussi les fusils que l'on décharge. Pauvre bête, tu n'avais aucune chance d'en réchapper. Paix à ton âme...

Je ne sais si c'est le froid, le vent glacial en particulier, mais j'ai du mal à prendre l'itinéraire de la "Loire à vélo" car, entre les multiples voies parallèles au fleuve, le défaut d'indications précises ou encore les travaux, les informations affichées par le GPS sont confuses et je dois m'y prendre à plusieurs reprises avant de trouver un point d'accès au chemin de halage.

Peu après Blois, je m'engage alors sur le chemin de halage et l'itinéraire plus ou moins bien fléché de la "Loire à vélo". J'ai le vent dans le dos, et je ne peux croire ma veine dans un premier temps alors que ma vitesse s'établit aux alentours de 20k/h, alors que je stagnais aux alentours de 10k/h la veille encore. C'est merveilleux !

Néanmoins, une dizaine de kilomètres après avoir passé Blois, je quitte le lit de la Loire pour faire cap résolument au sud. Le paysage devient vallonné. Je retrouve des plans de vignes, infiniment plus modestes que leurs homologues champenois, par la taille des vignobles, leur éparpillement et aussi la modestie des châteaux en charge de la fabrication vinicole.

A mesure que je m'approche de Loches, je m'enfonce dans un profond domaine forestier d'une dizaine de kilomètres. Le GPS m'invite bientôt à quitter la route principale pour m'enfoncer dans la forêt en empruntant un chemin boueux. J'hésite bien un  peu car je crains de salir davantage le vélo ainsi que mon accoutrement. Finalement, j'estime avoir suivi depuis assez longtemps la route principale relativement passante et opte pour le calme de la forêt, quitte à prendre le risque de m'y embourber. Heureusement, il n'en est rien, et je parviens bientôt à sortir des bois par un chemin agricole/vicinal pour bientôt atteindre Loches à 16h.30.

Avant de m'installer à l'hôtel, j'en profite pour faire une visite rapide de la ville (6.000 habitants) et de sa citadelle, entre gothique médiéval et dentelle renaissance.

Vue depuis la Place Saint-Louis







 





Vue sur Blois depuis Vineuil, sur la rive opposée

Icy cold


Ancien pont coudé reliant Blois à Vineuil

"La Loire à vélo" au niveau de Candé-sur-Beuvron

Monthou-sur-Bièvre

  
La Roulière

La Buissonnière


Saint-Georges-sur-Cher



Trouées de soleil dans un ciel par ailleurs bien chargé

Luzillé




La pyramide de Saint-Quentin-sur-Indrois (18e siècle)




Le Chêne Percé, le soleil nous indique la direction à prendre pour rejoindre Loches.



La citadelle de Loches