Je rends une seconde visite à Versailles depuis mon installation à Châtillon en 2010, en ce dimanche 15 mars 2015, car j'ai l'intention d'aller me promener dans le Parc du château, en admirant le château à distance car la foule des touristes fait barrage à ma visite improvisée.
Je traverse la forêt de Meudon et débouche sur Versailles par l'avenue de Paris, large et majestueuse. A mesure que je m'approche du château, l'aspect solennel de la ville s'accroît, augmenté encore par l'aspect rangé de la petite la foule que je croise au sortir de la chapelle Notre-Dame des Armées.
Compte tenu de la foule des visiteurs, je décide de contourner le château : je m'arrête néanmoins devant les écuries royales, grandioses, où un spectacle conçu par Bartabas est donné tous les week-ends, autour de La Voie de l'écuyer.
Après m'être restauré/reposé dans une pizzeria accueillante, je me mets à la recherche d'un point d'accès au Parc, que je finis par bientôt découvrir en suivant le boulevard de la Reine, dont on aperçoit les moutons de la bergerie, au loin. Je me dirige alors en direction du Grand Trianon, devant lequel je m'arrête quelques instants pour le prendre en photo et l'admirer, avant de me diriger, sur instruction de mon GPS, vers le Grand Canal.
Je longe un temps les bassins du Grand Canal avant de quitter le domaine du château par la Grille Royale qui me mène sur la rue du Dr Vaillant (D7), qui longea le château. De là, j'emprunte le même itinéraire de retour en direction de Châtillon.
dimanche 15 mars 2015
samedi 14 mars 2015
Salem Suite, par Will McBride, à la galerie Au Bonheur du Jour
Aujourd'hui, Vivienne et moi faisons bombance en souvenir de nos jours de compagnonnage passés chez Davis Polk, et aussi de sa récente convalescence dont elle paraît sortie renforcée.
Parmi les plats, aussi appétissants qu'ils étaient succulents :
Parmi les plats, aussi appétissants qu'ils étaient succulents :
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| Retaurant : Le Récepteur |
Sur le chemin du retour, je m'arrête à la galerie au Bonheur du jour où je discute un peu avec Nicole Canet, qui me présente l'exposition qu'elle consacre à Will McBride, un photographe de mode/d'actualité qui a eu son heure de gloire dans les années 1960 avec des portraits notamment de JFK devant la porte de Brandebourg, ou encore d'Audrey Hepburn, Romy Schneider, etc.
L'exposition Salem Suite s'appuie sur le reportage réalisé par McBride au sein d'un internat pour garçons situé à Salem en Allemagne durant lequel il suit les différentes activités d'un certain Mike. C'est ainsi que nous voyons Mike avec ses amis, en train d'écouter du piano d'un air rêveur, en train de se réjouir avec ses parents, de même que nous le surprenons à la toilette, dans le célèbre cliché suivant :
J'ai personnellement un petit faible pour la photo qui suit ; Nicole m'incite à la lui prendre, elle me dit que je pourrais avoir des regrets si je la laissais m'échapper. Je suis tenté car j'aime l'érotisme discret qu'exsude la photo, ainsi que l'attitude contemplative / inspirée des deux personnages, mais néanmoins, son prix de 1.800 € m'incite à un certain réalisme financier :
Par la suite, je fait un petit détour par le Marais, avant de me diriger vers Châtillon, en passant devant le Panthéon en pleine réfection, dont les travaux sont dissimulés derrière les portraits d'anonymes pris par JR.
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| rue Geoffroy l'Angevin, Paris 4 |
Pays/territoire :
3 Avenue Théophile Gautier, 75016 Paris, France
vendredi 6 mars 2015
Le Cercle (Der Kreis)
Le Nouveau Latina est mort, vive le Luminor Hôtel de Ville qui renaît de ses cendres sous l'impulsion, entre autres, de Bertrand Bonello. Dans une configuration identique à celle à laquelle le Nouveau Latina nous avait habitués, c'est-à-dire une salle principale, une salle secondaire et un bar/salle conviviale, le Luminor a l'ambition de proposer aux spectateurs des films indépendants en exclusivité, y compris des films d'inspiration gay en adéquation avec le quartier du "gay" Marais au coeur duquel le cinéma se situe. C'est le cas du film de ce soir, Le Cercle.
Le Cercle nous propose une tranche d'histoire du développement des mouvements de libération homosexuelle sur un registre dramatique, à travers l'histoire vécue par deux hommes, Ernst et Robi, qui se rencontrent dans le Zürich de l'après-guerre, réputé pour sa tolérance vis-à-vis des modes de vie alternatifs, y compris les mouvements gays tels que Le Cercle, contrairement à la République Fédérale d'Allemagne voisine qui ne se résout pas à mettre fin à la pénalisation de l'homosexualité à travers l'arsenal législatif répressif mis en oeuvre par les Nazis autour du paragraphe 175. Le Cercle est une association construite autour de la publication d'un magazine gay consacré à la littérature d'inspiration homosexuelle, permettant également aux membres de cette communauté de se rencontrer, notamment lors du bal annuel de l'association, et d'entretenir des relations sociales dans un monde qui, bien que tolérant, leur demeure encore largement hostile (il n'est pas question de se déclarer ouvertement homosexuel par exemple, sous peine de perdre son logement et son travail).
Le libéralisme zürichois d'après-guerre finit par attirer une faune un peu à la marge, attirant dans son sillage des prostitués masculins dont certains se retournent contre leurs clients et les tuent. C'est le début d'une période noire pour Le Cercle, qui mènera à terme à sa disparition, dans la mesure où l'attitude de la police change à partir du moment où elle devient convaincue que les troubles à l'ordre public trouvent leurs origines au sein de la communauté homosexuelle. La tolérance se change alors en harcèlement, ce qui conduira certains membres du Cercle au suicide lorsque le pot-au-roses sera mis sur la place publique. Découragement chez certains, entêtement chez d'autres qui se targuent de "ne rien faire de mal".
Au milieu de ces tourments, Ernst et Robi se serrent les coudent et font le dos rond en attendant que la tempête se calme. Si le film/documentaire suit plus particulièrement les débuts de leur relation, en s'intéressant aux contrastes qui séparent le contexte familial dans lequel ils ont été élevés (Marianne Sägebrecht est très touchante dans le rôle de la mère courage pleine de compréhension), le film se conclut sur l'union civile célébrée entre les deux tourtereaux à la fin des années 2000. Les deux héros sont revenus de loin, et confient à la caméra que jamais, même dans leurs rêves les plus fous, ils n'auraient pu imaginer qu'un jour viendrait où ils pourraient se marier et afficher leur amour aux yeux de tous ! Leur témoignage est très touchant et nous fait prendre conscience de tout le chemin parcouru depuis l'après-guerre, en mettant en perspective l'avancée représentée par le mariage homosexuel.
Du point de vue formel, saluons le mélange entre documentaire et fiction qui permet de juxtaposer des scènes où les véritables personnages témoignent de leur histoire, et d'autres scènes où des acteurs incarnent ces mêmes personnages dans les années 1950-60. Ce mélange des genres permet d'associer le caractère naturaliste du documentaire avec la dramatisation rendue possible par les petites scénettes jouées par les acteurs convaincants, notamment le jeune Robi, dans la Zürich d'après-guerre. Une réussite didactique et dramatique.
Le libéralisme zürichois d'après-guerre finit par attirer une faune un peu à la marge, attirant dans son sillage des prostitués masculins dont certains se retournent contre leurs clients et les tuent. C'est le début d'une période noire pour Le Cercle, qui mènera à terme à sa disparition, dans la mesure où l'attitude de la police change à partir du moment où elle devient convaincue que les troubles à l'ordre public trouvent leurs origines au sein de la communauté homosexuelle. La tolérance se change alors en harcèlement, ce qui conduira certains membres du Cercle au suicide lorsque le pot-au-roses sera mis sur la place publique. Découragement chez certains, entêtement chez d'autres qui se targuent de "ne rien faire de mal".
Au milieu de ces tourments, Ernst et Robi se serrent les coudent et font le dos rond en attendant que la tempête se calme. Si le film/documentaire suit plus particulièrement les débuts de leur relation, en s'intéressant aux contrastes qui séparent le contexte familial dans lequel ils ont été élevés (Marianne Sägebrecht est très touchante dans le rôle de la mère courage pleine de compréhension), le film se conclut sur l'union civile célébrée entre les deux tourtereaux à la fin des années 2000. Les deux héros sont revenus de loin, et confient à la caméra que jamais, même dans leurs rêves les plus fous, ils n'auraient pu imaginer qu'un jour viendrait où ils pourraient se marier et afficher leur amour aux yeux de tous ! Leur témoignage est très touchant et nous fait prendre conscience de tout le chemin parcouru depuis l'après-guerre, en mettant en perspective l'avancée représentée par le mariage homosexuel.
Du point de vue formel, saluons le mélange entre documentaire et fiction qui permet de juxtaposer des scènes où les véritables personnages témoignent de leur histoire, et d'autres scènes où des acteurs incarnent ces mêmes personnages dans les années 1950-60. Ce mélange des genres permet d'associer le caractère naturaliste du documentaire avec la dramatisation rendue possible par les petites scénettes jouées par les acteurs convaincants, notamment le jeune Robi, dans la Zürich d'après-guerre. Une réussite didactique et dramatique.
Pays/territoire :
20 Rue du Temple, 75004 Paris, France
jeudi 5 mars 2015
Le squat d'artistes de la rue de Rivoli
Promenade d'après la journée de travail, du côté de la rue Rivoli avant de nous rendre vers les rues du Faubourg Saint-Martin/Saint-Denis.
Ambiance un peu morne à l'intérieur du squat d'artistes de la rue de Rivoli. Quelques artistes sont en train de travailler, la plupart discutent entre eux en prenant des airs importants -- il est vrai qu'ils ont de la chance d'avoir été sélectionnés par la Ville de Paris afin d'occuper ce squat artistique.
Ambiance un peu morne à l'intérieur du squat d'artistes de la rue de Rivoli. Quelques artistes sont en train de travailler, la plupart discutent entre eux en prenant des airs importants -- il est vrai qu'ils ont de la chance d'avoir été sélectionnés par la Ville de Paris afin d'occuper ce squat artistique.
Pays/territoire :
59 Rue de Rivoli, 75001 Paris, France
lundi 23 février 2015
Sur le Chemin des Dames
Promenade dans l'Aisne aujourd'hui, en suivant le tracé du canal de l'Aisne à la Marne, jusqu'au point où il rejoint le canal lattéral à l'Aisne. Une usine de fertilisants agricole, installée non loin de là, contribue au trafic de péniches venues la livrer en matière première, avant d'emporter les produits finis, soit sous la forme de vrac, soit en big bags.
Nous poussons un peu plus loin en prenant le chemin des Dames pour aller observer le monument aux basques (1928) érigé à Craonnelle en souvenir des divisions de fantassins basques qui ont perdu la vie au cours de la Première guerre mondiale, dont les traces de la fameuse bataille des tranchées sont partout visibles aux alentours de Craonne, du plateau de la Californie, de la caverne du Dragon, etc.
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| Le monument aux Basques de Craonnelle |
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| Champ de bataille célèbre déjà du temps de Napoléon, en 1814, qui livre un baroud d'honneur à Craonne contre l'Europe coalisée |
dimanche 22 février 2015
Aÿ la commune champenoise aux "deux lettres qui pétillent"
Alors que je suis en visite en Champagne, nous décidons d'aller visiter les bords du canal latéral à la Marne, en commençant du côté de Mareuil-sur-Aÿ et en nous dirigeant en direction d'Epernay, via Aÿ.
Il fait beau et la température est relativement clémente. Les bords du canal sont raisonnablement industriels, notamment au niveau de la zone d'activité d'Aÿ, mais nous sommes dimanche, les promeneurs empruntent la voie cyclable en famille, les chiens sont également de la partie, et l'atmosphère est donc à la détente.
Finalement, nous atteignons Aÿ qui se révèle une ville assez jolie et relativement active, compte tenu de sa taille modeste. Les environs de l'église regroupent les parties les plus anciennes de la commune, et des ruelles médiévales dévalent les coteaux escarpés de la montagne de Reims en direction de la promenade du canal.
De retour vers les abords de Mareuil, nous croisons une cavalière issue du centre équestre d'Aÿ, dont les étables ressemblent à une église de campagne aux parois en bois, équipée d'un petit clocher. Une promenade parfaite pour le dimanche...
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| Saint-Brice, à Ay |
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| Saint-Brice, façade nord |
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| Ay, siège du champagne Deutz, entre d'autres nombreuses maisons de champagne, installées sur la commune, tout comme Bollinger, autre grand nom d'Aÿ |
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| Mareuil et son port de plaisance |
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| Les gardiennes menaçantes de Mareuil -- quionque passe à proximité de leur territoire doit se préparer à une attaque en règle... |
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